Création d'une base de connaissances sur les inégalités économiques, sociales et en matière de santé auxquelles sont confrontées les personnes LGBTQ2S-Plus au Canada : Rapport final de la phase 2

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En tant que groupe, les minorités sexuelles et de genre au Canada – y compris les personnes s'identifiant comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers et bispirituels (LGBTQ2S+) – sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté, de faire face à de plus grands obstacles à l'emploi (y compris la stigmatisation et la discrimination) et de gagner moins au travail, malgré des niveaux d'éducation souvent plus élevés que leurs homologues hétérosexuels cisgenres. Il s'agit d'un domaine de recherche émergent, et d'importantes lacunes dans les connaissances subsistent. Les recherches sur les résultats des personnes LGBTQ2S+ au Canada qui adoptent une approche explicitement intersectionnelle – reconnaissant que des résultats distincts résultent de l'occupation par une personne de plusieurs lieux sociaux – sont rares. Il y a encore des progrès considérables à faire en établissant des liens entre les résultats économiques, sanitaires et sociaux des personnes LGBTQ2S+. Ces lacunes s'expliquent en partie par le manque de données de haute qualité, au niveau de la population, sur les minorités sexuelles et de genre dans le contexte canadien.

Ce rapport présente les résultats de la phase 2 du projet Création d'une base de connaissances sur les inégalités économiques, sociales et en matière de santé auxquelles sont confrontées les personnes LGBTQ2S+ au Canada, financé par Femmes et Égalité des genres Canada, et réalisé par la SRSA en collaboration avec le Dr Sean Waite de l'Université de Western Ontario, Fierté au travail Canada et le Conseil de l'information sur le marché du travail. S'appuyant sur le rapport de la phase 1, les chercheurs ont utilisé 14 années de données provenant de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes et du fichier des familles T1 pour étudier la relation entre l'orientation sexuelle et les résultats économiques, sanitaires et sociaux au Canada. L'étude a révélé des écarts de revenus persistants et d'autres iniquités subies par les personnes lesbiennes, gaies et bisexuelles (LGB) par rapport aux hommes hétérosexuels; les résultats pour les personnes identifiées comme bisexuelles étaient systématiquement les plus faibles. Les déterminants des disparités de revenus subies par les personnes LGB sont divers et liés à la santé mentale. Les lacunes persistantes dans les données au Canada limitent notre compréhension de l'ensemble de la communauté LGBTQ2S+.

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