Un papier de recherche sur le PAS est récipiendaire d’un prix de prestige

13 mars 2008
Ectacover

Un document de recherche rédigé sur demande de la SRSA est récipiendaire d’un prix universitaire de prestige. Le Dr David Card (Université de Californie, Berkeley, États-Unis) et Dean Hyslop (Trésorerie de Nouvelle-Zélande) ont reçu le Prix Frisch 2008. Ce prix est attribué tous les deux ans à un article appliqué (théorique ou empirique) publié dans la revue d’économie Econometrica au cours des cinq années précédentes. Cette année, le prix a été attribué à Card et Hyslop pour leur article intitulé Estimating the Effects of a Time-Limited Earnings Subsidy for Welfare-Leavers (Estimer les effets d’un supplément de revenu à durée limitée pour les personnes abandonnant l’aide sociale, publication en anglais seulement) et publié dans Econometrica en novembre 2005. L’article est basé sur un document de travail du même nom et de la même année, publié par la SRSA et appartenant à une série de documents de travail sur les données du Projet d’autosuffisance (PAS). Il ne surprendra personne d’apprendre que ce document de travail est parmi les plus populaires des publications accessibles sur le site Web de la SRSA.

Dans le PAS, des chefs de famille monoparentale prestataires de l’aide sociale de longue durée ont été assignés de façon aléatoire à un groupe programme ou un groupe témoin. Les membres du groupe programme ont reçu un supplément de revenu; en retour, les participants ont abandonné l’aide sociale en faveur d’un emploi à temps plein. Bien qu’étant disponible pendant trois ans, le supplément n’était accessible qu’aux personnes ayant commencé leur emploi à temps plein avant que 12 mois ne se soient écoulés depuis leur assignation aléatoire. À la demande de la SRSA, Card et Hyslop se sont servis des données de ce projet d’envergure pour développer un modèle qui suggérait que l’admissibilité au PAS résultait en deux effets incitatifs : un incitatif d’établissement visant à ce que les membres du groupe de participants au programme ayant satisfait à l’exigence de la période d’attente trouvent un emploi et renoncent à l’aide sociale au cours des 12 prochains mois, et un incitatif de droit au supplément visant à ce que ceux qui avaient établi leur admissibilité au PAS travaillent à temps plein et n’aient pas recours à l’aide sociale durant la période de trois ans pendant laquelle les versements du supplément étaient disponibles.

Une fois ces incitatifs définis, les auteurs ont développé un modèle économétrique de la participation à l’aide sociale leur permettant de séparer les deux effets incitatifs et d’estimer l’impact du supplément de revenu sur les taux d’entrée et d’abandon de l’aide sociale des personnes admissibles au projet. La combinaison des deux incitatifs explique la variation dans le temps des impacts expérimentaux, qui ont atteint leur point culminant 15 mois après l’assignation aléatoire et ont diminué par la suite pour disparaître au cours du 54e mois. Les résultats suggèrent que l’on pouvait attribuer environ la moitié de l’impact culminant du PAS à l’incitatif d’établissement.

Malgré l’effort de travail généré par le PAS, le document de travail a conclu que le projet n’avait aucun impact permanent sur le revenu, et peu ou pas d’impact à long terme sur la participation à l’aide sociale.